Au 8è siècle, aarès10 siècles de Mahabaratha, un sage, Shankara donne ce statut de la Gita : poème lyrique, œuvre littéraire et sacrée, une couleur philosophique qui fait méditer et penser.
L’Inde ne sépare pas la spéculation conceptuelle et l’expérience vécue (cf. ascèse des stoïciens, s’entraîner, expérimenter, yoga, exercice spirituel, choix de vie, contrôle corps mental pulsions.
Mental grand chaos, le discipliner car sinon on le subit. Yoga, c’est-à-dire ascèse.
Yoga pour les indiens : le mental fait souffrir.
Trame et cadre : une guerre cosmique, bataille décisive
Humain, temps de guerre, temps où nous tuons (pour vivre)
La Gita prend le yoga dans tous les sens possibles, polysémie.
Traduit par ascèse ≠ascétisme, mortification, recherche de pouvoir.
C’est un travail mental, moral, sur soi. Vivre autrement, exercice spirituel, matériel, discipline, disciple.
En Occident, on parle de pensée conceptuelle, peu du mental qui est subi comme un grand chaos, en faire une œuvre.
On ne peut y arriver sans un chemin, un yoga, une ascèse.Le mental, cause de souffrance.
La Gita est un guide pour échapper à la souffrance psychique (proche de la psychanalyse) : apaiser. Le non agir ≠non action, qui est tentation de fuite.
Nous ne commençons jamais d’agir, nous poursuivons avec le corps, la parole la pensée. Pratiquer dans le non agir et dédier au bien être des humains. Responsabilité du collectif. « faire du Dieu » avec ses pensées et sa parole = être dans un cheminement pour maîtriser le mental, clarifier l’esprit.
Le détachement : les humains expliquent leur souffrance qui vient du moi, le problème dans le moi qui ne peut pratiquer le détachement, le moi recherche des fruits « pala », rétributions, récompense.
Quand je suis dans le détachement, je suis comme Arjuna qui obéit à Krishna.
C’est toujours l’autre Autre qui est la source de l’Injonction, parole divine ou d’autrui qui souffre.
Je dois être à l’écoute d’une Parole et être engagé dans sa propre parole. Agir dans le retrait du moi.
Chacun doit agir là où il est en faisant du bien sans recherche d’un bénéfice, d’une récompense (cf. Marc Aurèle)